par Ibrahim Youssouf
Le Tam-tam des Bannis retrace en cinq actes les tribulations de Soumbi, un « célibataire » endurci de trente-cinq ans — non pas célibataire au sens strict, il est déjà marié en « petites noces », mais parce qu’il n’a pas encore fait le « grand mariage ». Sa famille a peur d’être frappée d’ostracisme par les villageois — la plus grande punition que l’on puisse infliger à un homme ou à une famille comorienne. Lors du grand mariage de sa sœur aînée, les villageois refusèrent de participer aux festivités tant que Soumbi n’accepterait pas de faire partie d’une classe d’âge traditionnelle. Il refusa ce diktat coutumier. S’ensuit alors une lutte qui oppose ce « guzi » à la société traditionaliste brandissant le Tam-tam des Bannis, qui annonce qu’une personne ou une famille sera frappée d’ostracisme.