À la recherche de valeurs perdues — L’Est Républicain, 5 février 2007

L’Est Républicain consacre un article à Sylvain Hariga à l’occasion de la parution de son roman Ballades Asiatiques, publié aux Éditions De La Lune.

MÉDIA : L’Est Républicain

DATE : 5 février 2007

JOURNALISTE : Aurélie Le Caignec

LIVRE CONCERNÉ : Ballades Asiatiques

AUTEUR : Sylvain Hariga

À la recherche de valeurs perdues

D’origine verdunoise, Sylvain Hariga vient de sortir son premier roman, Ballades Asiatiques. Il retrace un cheminement de vie cher à son grand-père.

« Il m’a laissé pas mal de concepts dans la vie comme celui de découvrir la vraie valeur des choses, de s’intéresser davantage au côté humain plutôt qu’au côté matériel. Ce n’est pas évident quand on commence sa vie d’adulte. »

L’auteur, âgé de 46 ans, a mis du temps à prendre conscience de la richesse des propos de son grand-père, Roland Hariga. Un grand-père verdunois aujourd’hui disparù, mais auquel il souhaitait rendre un dernier hommage. Sur la couverture de son livre, Sylvain Hariga n’a eu qu’une exigence : y intégrer en médaillon une photo de l’homme qui lui a tant appris.

Illusions

Ce premier roman raconte l’histoire de Simon, un jeune cadre « ni sympathique, ni antipathique, comme beaucoup de gens ». Sa vie professionnelle est plutôt réussie, sa vie amoureuse l’est également. Du moins le pense-t-il, jusqu’au jour où il reçoit une lettre de son grand-père lui demandant si tout va si bien que ça. D’autres lettres suivront, le dirigeant d’un bout à l’autre de l’Asie, à la rencontre de personnes qui vont progressivement changer sa vie.

Grand Voyageur

« Simon n’est pas mon histoire mais son cheminement de vie pourrait être le mien. »

Depuis plus de vingt ans, ce grand voyageur parcourt l’Asie, l’Afrique, l’Amérique latine, à la recherche de valeurs qu’il connaissait pourtant déjà : « C’est en discutant avec des moines népalais que je me suis rappelé certains préceptes de mon grand-père. » Parmi ses voyages marquants, il cite l’Inde : « Beaucoup de monde, des gens très pauvres dans un cadre très différent mais avec une richesse incroyable. Le peu qu’ils ont, ils le partagent sans arrière-pensée. »

De ses périples sac au dos, il revient des paysages plein la tête. Largement de quoi alimenter ce premier roman : « J’ai commencé il y a très longtemps par des bribes d’écritures, des messages. Il y a quelques temps, je me suis dit que pour le rendre attrayant, il fallait un début, un milieu et une fin. »

Ses Ballades Asiatiques plaisent dès leur sortie en novembre. Deux cents exemplaires ont déjà été écoulés et une deuxième édition est en cours. Il termine même un second roman avec pour décor l’Afrique.

Cette coupure de presse est publiée comme archive documentaire dans le cadre de la valorisation du catalogue des Éditions De La Lune.

Livre lié

Ballades Asiatiques

Ballades Asiatiques

Sylvain Hariga

Éditions De La Lune

Katia Hacène : une renaissance par l’écriture

La Dépêche du Midi publie un portrait de Katia Hacène à l’occasion de la sortie de son premier roman Le destin de Narimane, aux Éditions De La Lune.

MÉDIA : La Dépêche du Midi
DATE : à confirmer
JOURNALISTE : S. Grasso
LIVRE CONCERNÉ : Le destin de Narimane
AUTEUR DU LIVRE : Katia Hacène
ÉDITEUR : Éditions De La Lune
TYPE DE DOCUMENT : coupure de presse / archive médias

Katia Hacène : une renaissance par l’écriture

Pont des Demoiselles. Elle vient de sortir son premier roman. Une histoire entre biographie et polar.

Elle a depuis toujours la passion des mots et de l’écriture chevillés au corps. Katia Hacène sort son premier roman, Le destin de Narimane, édité chez Privat. Ce livre raconte l’histoire d’une jeune Algérienne victime d’une machination dans l’Algérie des années de plomb, entre 1990 et 2001.

« C’est mon premier roman », précise Katia. Un livre entre intrigue et polar idéal pour ceux qui aiment explorer et titiller les situations complexes.

L’écriture m’a beaucoup aidée à revivre. Pour moi, c’est un peu le prolongement de mon ancienne profession.

Essais de poésie

Katia a toujours exploré les tréfonds des mots. En 2005, elle a participé au salon du livre de Balma en présentant Le Soleil voilé, un livre coécrit [passage à vérifier sur le document numérisé].

C’est un genre plus démocratique que la poésie, il est plus facile aussi de parler des événements du monde. J ’aime parler des préoccupations actuelles de la société. Mon désir est celui d’être lue par le plus grand nombre.

S. Grasso

Précision : Le destin de Narimane

L’ouvrage est sorti aux Éditions De La Lune et non chez Privat. On peut se le procurer dans les rayons de la librairie Privat et à Ombres Blanches.

Cette coupure de presse est publiée comme archive documentaire dans le cadre de la valorisation du catalogue des Éditions De La Lune.

Le destin de Narimane

Livre lié

Le destin de Narimane

Katia Hacène

Éditions De La Lune

Voyage au pays de Léo — Le Républicain Lorrain, avril 2007

Hervé Boggio consacre un article au livre Léo et l’école de Noël Walterthum, instituteur et poète, dans Le Républicain Lorrain (fin avril 2007).

MÉDIA : Le Républicain Lorrain
DATE : fin avril 2007
JOURNALISTE : Hervé Boggio (H. B.)
LIVRE CONCERNÉ : Léo et l’école
AUTEUR DU LIVRE : Noël Walterthum
ÉDITEUR : Éditions De La Lune
TYPE DE DOCUMENT : coupure de presse / archive médias

Voyage au pays de Léo

Fais-lui peur. C’est précisément parce qu’il se refuse à jouer ce rôle-là que Noël Walterthum a pris la plume cette fois : « J’ai tellement eu peur moi-même. Peur de mon père, peur du diable, de mal faire, des filles, etc. » Instituteur, directeur de l’école de Carling, mais aussi auteur-compositeur et poète, ce dernier, au soir d’une carrière pleine, s’est interrogé à la faveur de sa « rencontre » avec Léo. L’institutrice qui lui avait amené l’enfant turbulent parce qu’elle n’en venait plus à bout ne « pensait pas mal faire », assure Noël Walterthum : elle voulait lui voir jouer l’un de ces rôles que l’institution assigne aux directeurs.

Mais pourquoi un tel rôle ? Qu’est-ce qui fait l’école en 2007 ? Qu’est-ce qu’un enseignant ? Qu’est-ce qu’être parent ou être enfant ? En quelques dizaines de pages d’une écriture limpide et douce, l’enseignant revient sur cette foule d’obstacles et de violences ordinaires qui peuvent rendre la vie si dure pour les plus jeunes. Mais aussi pour ceux qui les entourent. À travers son exploration sans concession de l’école, Noël Walterthum évoque tout ce qui constitue un monde auquel nous appartenons tous ou auquel nous avons appartenu : enseignants démissionnaires ou niés, broyés entre trop d’exigences contraires, parents en mal de repères qui n’ont rien à transmettre que leurs doutes, enfants brinquebalés, parfois trop mais toujours mal aimés…

Il faut lire aussi, entre les lignes de ce volume, de nombreuses raisons d’espérer, à condition de bien vouloir regarder les difficultés en face.

Car la possibilité de garder intacte une certaine envie — de se parler, de s’aimer, de transmettre des valeurs — existe toujours, selon l’auteur, ainsi que cette indispensable volonté d’enseigner, toujours présente chez de nombreux profs…

« Croire en l’enfant »

Après Angles, Les Murs et Le Voleur de temps (Pierron), Noël Walterthum propose avec Léo et l’école (Éditions de la Lune) « un constat mais aussi des propositions. Je reprends aujourd’hui ma liberté : celle de dénoncer la morale de l’argent facile, de la consommation ; celle de dire que je crois toujours en l’enfant mais moins à l’institution ! Une institution qui se transforme trop souvent en machine à démotiver, et qui reste sourde à toutes les voix qui s’élèvent. ». Cet ouvrage a aussi été pour l’auteur l’occasion d’une introspection, « à travers la mise en parallèle de mon vécu avec la vie de Léo ». Une méthode qui, loin de proposer une énième version de la querelle des anciens et des modernes, souvent stérile quand il s’agit de l’école, a produit un acte de foi : foi dans la possibilité de briser la « mécanique de l’échec programmé » à condition de « ne plus laisser croire que l’école est le seul rempart culturel et éducatif qui reste ! ».

L’appel d’un optimiste au sursaut.

H. B.

Cette coupure de presse est publiée comme archive documentaire dans le cadre de la valorisation du catalogue des Éditions De La Lune.

Léo et l’école

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Léo et l’école

Noël Walterthum

Éditions De La Lune

Au pays de Léo — Sept Hebdo, juillet 2007

Sept Hebdo du Républicain Lorrain revient sur le livre Léo et l’école de Noël Walterthum (juillet 2007).

MÉDIA : Sept Hebdo (Le Républicain Lorrain)
DATE : juillet 2007
JOURNALISTE : Hervé Boggio (H. B.)
LIVRE CONCERNÉ : Léo et l’école
AUTEUR DU LIVRE : Noël Walterthum
ÉDITEUR : Éditions De La Lune
TYPE DE DOCUMENT : coupure de presse / archive médias

Au pays de Léo

Instituteur, directeur à Carling près de Saint-Avold, mais aussi auteur-compositeur et poète, Noël Walterthum, au soir d’une carrière pleine, s’est interrogé sur son métier et sur son monde, l’École, à la faveur de sa rencontre avec Léo. Une collègue lui avait amené l’enfant turbulent parce qu’elle n’en venait plus à bout pour lui « faire peur », pour lui voir jouer l’un de ces rôles que l’institution assigne aux directeurs. Mais pourquoi un tel rôle ? Qu’est-ce qui fait l’école en 2007 ? Qu’est-ce qu’un enseignant ? Qu’est-ce qu’être parent ou être enfant ? En quelques dizaines de pages d’une écriture limpide et douce, l’enseignant revient sur les obstacles et la violence ordinaire qui rendent la vie si dure à certains élèves. Au fil de son exploration, il évoque les enseignants démissionnaires, broyés, les parents en mal de repères, les enfants brinquebalés. Mais il livre également des raisons d’espérer. Après Angles, Les Murs et Le Voleur de temps (Pierron), Noël Walterthum reprend sa liberté avec Léo et l’école (Éditions de la Lune) — « Liberté de dénoncer la morale de l’argent facile ; celle de dire que je crois toujours en l’enfant mais moins à l’institution ! » — et témoigne d’une foi intacte « dans la possibilité de briser la « mécanique de l’échec programmé » ».

H. B.

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Léo et l’école

Livre lié

Léo et l’école

Noël Walterthum

Éditions De La Lune

Carling — L’école de la liberté — La Semaine, mai 2007

La Semaine présente Léo et l’école de Noël Walterthum, directeur d’école à Carling, dans un article signé Matthieu Villeroy (début mai 2007).

MÉDIA : La Semaine
DATE : début mai 2007
JOURNALISTE : Matthieu Villeroy (M. V.)
LIVRE CONCERNÉ : Léo et l’école
AUTEUR DU LIVRE : Noël Walterthum
ÉDITEUR : Éditions De La Lune
TYPE DE DOCUMENT : coupure de presse / archive médias

Carling — L’école de la liberté

« Je ne pars pas en guerre contre le système, je reprends juste ma liberté. » Dans un an ou deux, Noël Walterthum ne dirigera plus le groupe scolaire du Centre à Carling. Laissera derrière lui les classes de 26 élèves, les concours de dessins affichés aux murs ou les mots tracés à la craie sur le tableau vert. Refermera la porte du bâtiment qui fleure bon le temps ancien.

La vision de son métier, il vient justement de la donner dans un livre racontant une histoire, celle de « Léo et l’école ». Ni brûlot ni réflexion philosophique mais un ouvrage où la poésie est mise au service de messages. « Au départ, je me suis posé la question de l’école idéale, celle qui prend en compte la réalité de l’enfant dès la maternelle. Celle qui met en place de vrais contacts entre les parents, les maîtres, l’assistante sociale. L’école, c’est une logique qui permet de faire comprendre les langages de la vie. L’élève qui ne sera pas utiliser ces mots sera perdu. » Or, pour accompagner la naissance de cette identité, les différents tuteurs doivent pouvoir dialoguer entre eux, échanger. « L’Éducation nationale est pleine de barrières et on ne se parle pas. Nous ne sommes plus dans un collectif. » Barrière aussi à l’extérieur avec « des parents qui ont pu conserver des angoisses de leur scolarité ».

« Léo et l’école » est donc l’histoire d’un enseignant qui pose un jour sa craie et regarde l’élève qui se trouve en face de lui. Sans note ni reproche, simplement en humanité. Une manière de tordre le coup à une approche où l’enfant est en boîte comme d’autres sont en pack. Un monde formaté qui ne laisse pas assez la place à l’épanouissement et à la réflexion personnelle.

« Les élèves connaissent le même monde, sont nourris de la même télévision. » Même constat pour les enseignants, « pour moi, c’est aussi le métier où il faut apprendre à penser tout seul. Aujourd’hui, on n’a plus le droit à l’erreur, plus le droit au « je ne sais pas ». Nous sommes trop marqué par l’institution. Ce besoin en permanence d’évaluer, de jauger, de mettre systématiquement une note pour faire plaisir à une hiérarchie ou un inspecteur. » Redonner un peu de vie et surtout un vent de liberté.

M. V.

Léo à l’école aux éditions de la lune. Parution à la fin du mois.

Cette coupure de presse est publiée comme archive documentaire dans le cadre de la valorisation du catalogue des Éditions De La Lune.

Léo et l’école

Livre lié

Léo et l’école

Noël Walterthum

Éditions De La Lune

Au rythme des Alizés — Adjmaël Halidi

Haled A. Boina présente le premier recueil de nouvelles d’Adjmaël Halidi, Au rythme des Alizés, aux Éditions De La Lune.

MÉDIA : à confirmer (non lisible sur le scan)
DATE : à confirmer
JOURNALISTE : Haled A. Boina
LIVRE CONCERNÉ : Au rythme des Alizés
AUTEUR DU LIVRE : Adjmaël Halidi
ÉDITEUR : Éditions De La Lune
TYPE DE DOCUMENT : coupure de presse / archive médias

Au rythme des Alizés

Le poète comorien Halidi Adjmaël vient de publier son premier recueil de nouvelles « Au rythme des Alizés » qui va enrichir la littérature comorienne. L’auteur traite du problème de Mayotte à travers l’histoire d’une île qui s’écrit avec les cris de détresse de tout un peuple dont les enfants de plus en plus nombreux sont emportés par les vagues meurtrières de la désolation, vers cette île sœur qu’il qualifie de « miroir aux alouettes ».

Adjmaël Halidi né à Anjouan avec résidence à Antananarivo, où il fait ses études de sociologie, vient de publier son premier recueil de nouvelles aux éditions de La lune, une autre maison d’édition comorienne basée en France. Un roman critique sur la situation des Comoriens qui sont nombreux à risquer leur vie en mer, au prix de quelques euros gagnés sur l’île comorienne de Mayotte, sous occupation française. Ce premier recueil, qui se lit comme un conte, soulève en filigrane d’autres problèmes socioéconomiques et culturels à l’origine de cette aventure.

Le grand mariage est toisé du doigt comme tant d’autres douleurs intestines qui risquent, une fois de plus, de ressortir de ces oubliettes l’éternelle question de savoir si réellement l’écrivain comorien écrit impunément.

Je connaissais le poète, je découvre un nouvelliste !

Adjmaël Halidi, de son vrai nom, est un jeune poète, connu dans les milieux littéraires malgaches, où il fréquente les cercles d’intellectuels à l’instar des associations Lerka (Espace de Recherches et de Création en Arts Actuels) de L’île de La Réunion et Vaïka (Vondrona Andrafetana sy Ivoizana ny Ampitso) de Madagascar où je l’ai rencontré pour la première fois en 2005.

Né le 12 juin 1986 à Tsémbéhou, sur l’île autonome d’Anjouan, Adjmaël est atteint par l’ivresse de l’écriture à l’âge de 13 ans, en débutant avec la poésie. « Au rythme des Alizés » est donc sa première publication. Un recueil de nouvelles, d’une écriture caractérisée par un style à lui, consistant à utiliser les mots comme il les entend, les vit, dans leur dénouement, sans fioritures, avec un lexique tout cru parfois même trivial pour peindre l’atrocité que vivent tous ces candidats à « l’illusion du bonheur » mahorais qui, comme l’a si bien écrit B. Spinoza, « vient de la conscience de notre action et de l’ignorance des causes qui nous font agir ».

Adjmaël démontre ici aussi toute sa connaissance des lieux et de la nature comorienne, grâce à la description limpide qu’il fait de la vie quotidienne au village, le sien qui ressemble sans se méprendre à tout village comorien peu importe l’île, avec ses soucis et l’état d’esprit qui peut l’animer. Il ne manque pas non plus de peindre l’environnement avec la beauté qui le caractérise.

La nouvelle s’ouvre sur le village de M’trouni, situé à 17 km de Mutsamudu en plein cœur d’Anjouan. Ici l’auteur dépeint adroitement le paysage et les activités culturelles, avant de continuer un peu plus loin sur les ambiguïtés des personnages, confrontées entre les sentiments d’amour, de mépris, de haine et les passions qui les animent.

Les portraits qu’il fait des individus s’imbriquent autour des événements ou des lieux qui rythment la vie qui entre Anjouan et Mayotte, sous-entendue l’ensemble des trois îles et Mayotte. C’est ainsi qu’il innove dans ce domaine littéraire comorien, parfois même avec quelques accents de témérités en parlant des mœurs.

« Ye heri ngiyo ya pvo mdru ya tsiyo »

Quant au titre de ces nouvelles, il suscite à la fois une certaine compassion par rapport au parcours aventurier que prennent ces âmes hantées par l’illusion du bonheur, mais aussi une part d’incompréhension vis-à-vis des raisons qui animent ces hommes et ces femmes qui vont jusqu’à jeter leurs enfants en bas âge à la mer, en se disant que « si dieu leur prête vie, elles auront d’autres enfants », pourvu qu’ils ou qu’elles échappent à leur passé, en oubliant qu’un autre sort les attend à la fin du voyage. Le titre est un perpétuel questionnement sur la destinée humaine.

Pour construire sa fresque dédiée à cette cause comorienne, « Au rythme des Alizés » donne cette impression que son tissu narratif, autant que ses dialogues, veulent rappeler indirectement à la mémoire collective du peuple comorien, face à une certaine insensibilité des décideurs politiques de part et d’autre. Cette préoccupation n’est pas nouvelle, elle ressort aussi dans son recueil de poèmes, encore inédit.

D’ailleurs, les quelques vers mis en exergue dans l’ouvrage rajoutent un dernier aspect de la beauté créative de notre poète en herbe. Si Adjmaël a bien voulu mettre un grain de finesse dans la construction de sa trame événementielle, il a cependant pris soin de ne pas créer de « héros » puisque, ni Djinam, ni Ziara, encore moins Ba’ta ne se sont aucunement approprié ce rôle, à moins que l’auteur lui-même, avant d’écrire cette nouvelle, ne se soit aussi embarqué dans la même traversée meurtrière, pour rejoindre son frère Farid en qui il doit ses études.

Mais après tout, l’adage comorien ne dit-il pas : Yeheri ngiyo ya pvo mdru ya tsiyo ! Le bonheur est là où on ne l’attend pas. Voilà la question que le lecteur se pose en refermant le recueil. En tous cas, la nouvelle revêt un caractère humain évident, qui, au milieu de tous ces drames, ne manque pas de nous charmer, entre séparations dans une île et retrouvailles dans une autre, comme pour fuir l’incompréhension des autres.

Haled A. Boina

Cette coupure de presse est publiée comme archive documentaire dans le cadre de la valorisation du catalogue des Éditions De La Lune.

Au rythme des Alizés

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Au rythme des Alizés

Adjmaël Halidi

Éditions De La Lune

Souef Mohamed El-Amine, les Comores en mouvement et la mémoire d’un État

Dans un entretien accordé à Dounia Web en juillet 2008, l’ancien ministre et diplomate revenait sur son essai publié aux Éditions De La Lune. Un échange où se croisent histoire politique, mémoire diplomatique et réflexion sur la place stratégique des Comores.

Archives médias — Dounia Web, 13 juillet 2008
Émission : Les livres et les hommes
Propos recueillis par : Djamal M’Sa Ali

Publié en mars 2008 aux Éditions De La Lune, Les Comores en mouvement occupe une place singulière dans le catalogue de la maison. Son auteur, Souef Mohamed El-Amine, ancien ambassadeur, ancien conseiller au sommet de l’État et ancien ministre des Affaires étrangères, y propose une lecture politique, diplomatique et historique des Comores contemporaines.

L’entretien accordé à Dounia Web, dans l’émission Les livres et les hommes, permet de revenir sur la genèse de cet ouvrage, sur son ambition intellectuelle et sur la manière dont l’auteur entend replacer les Comores dans leur profondeur historique et dans leur environnement international.

Dès les premières minutes consacrées au livre, Souef Mohamed El-Amine rappelle qu’il ne s’agit ni d’un roman, ni d’un recueil de poésie, ni d’une pièce de théâtre, mais bien d’un essai. Un essai nourri à la fois par la réflexion, par les relations internationales et par une expérience directe de l’État. L’auteur souligne qu’il avait auparavant publié plusieurs plaquettes, notamment autour de la vie politique comorienne, mais que Les Comores en mouvement constitue son premier véritable livre.

Un témoignage depuis le sommet de l’État

Ce qui donne à cet ouvrage sa force particulière, c’est la position depuis laquelle il est écrit. Souef Mohamed El-Amine ne parle pas seulement comme observateur. Il parle aussi comme acteur. Dans l’entretien, il rappelle avoir passé près d’une quinzaine d’années au sommet de l’État, comme ambassadeur, conseiller du chef de l’État et ministre des Affaires étrangères.

Cette expérience fonde le projet du livre. Il ne s’agit pas uniquement de reprendre ce qui a déjà été écrit sur les Comores, mais de l’analyser à partir d’un parcours personnel et institutionnel. L’auteur revendique ainsi une forme de témoignage : transmettre ce qu’il a vu, ce qu’il a vécu et ce qu’il a compris des mécanismes politiques et diplomatiques du pays.

À travers cette parole, Les Comores en mouvement s’inscrit dans une tradition importante mais encore trop rare : celle des récits politiques comoriens portés par des acteurs de premier plan, capables d’articuler mémoire personnelle, réflexion historique et lecture diplomatique.

Déplacer le regard sur les Comores

L’un des points forts de l’entretien tient à la volonté de l’auteur de déplacer le regard habituellement porté sur les Comores. Souef Mohamed El-Amine constate que le pays a souvent été raconté à travers ses crises : coups d’État, mercenariat, instabilité politique, conflits institutionnels. Ces réalités existent, mais elles ne suffisent pas à dire l’histoire d’un pays.

Pour l’auteur, réduire les Comores à leurs blessures politiques revient à enfermer l’archipel dans une image incomplète. Il rappelle que les Comores ont aussi connu des expériences démocratiques, des alternances, des moments de débat institutionnel et des initiatives politiques qui méritent d’être analysés avec la même attention que les épisodes de crise.

Dans cette perspective, le titre Les Comores en mouvement prend tout son sens. Le mouvement n’est pas seulement celui des gouvernements, des événements ou des crises. Il est aussi celui d’une société qui cherche sa voie, d’un État qui se construit, d’un pays qui tente d’inscrire son histoire dans une trajectoire plus large.

Un petit pays au cœur de grands enjeux

L’entretien accorde également une place importante à la dimension géopolitique. Souef Mohamed El-Amine insiste sur la position stratégique des Comores dans l’océan Indien. L’archipel n’est pas, selon lui, un simple ensemble d’îles isolées. Il se situe dans un espace traversé par de grandes routes maritimes, à proximité du canal du Mozambique, des routes pétrolières et des équilibres régionaux entre Afrique orientale, océan Indien et Moyen-Orient.

Cette lecture permet de comprendre l’un des fils directeurs du livre : les Comores ne doivent pas être pensées seulement à partir de leur taille, de leur fragilité ou de leurs crises internes. Elles doivent aussi être comprises à partir de leur emplacement, de leur histoire diplomatique et de leur rôle potentiel dans les équilibres régionaux.

Souef Mohamed El-Amine invite ainsi à regarder les Comores comme un pays dont la position géographique peut devenir une ressource politique, économique et diplomatique, à condition d’être accompagnée par une stabilité institutionnelle suffisante et par une vision stratégique claire.

Une archive pour comprendre une époque

Plus de quinze ans après sa diffusion, cet entretien conserve une valeur documentaire évidente. Il permet de saisir la réception du livre au moment de sa parution, mais aussi les préoccupations politiques et intellectuelles d’une période particulière de l’histoire comorienne.

L’échange avec Djamal M’Sa Ali ne se limite pas à la présentation d’un ouvrage. Il ouvre une réflexion plus large sur la mémoire de l’État, sur les responsabilités des acteurs publics, sur la manière dont un pays se raconte et sur la nécessité de transmettre les expériences politiques aux générations suivantes.

À ce titre, la publication de cette archive sur le site des Éditions De La Lune s’inscrit pleinement dans la mission éditoriale de la maison : conserver, valoriser et faire circuler les textes, les voix et les documents qui éclairent l’histoire contemporaine des Comores.

Un livre pour rouvrir la conversation

Les Comores en mouvement n’est pas un livre qui prétend clore le débat. Il propose au contraire des matériaux pour le poursuivre. Il invite à relire l’histoire politique comorienne au-delà des clichés, à interroger le rôle de l’État, à penser la place du pays dans l’océan Indien et à considérer la mémoire diplomatique comme une composante essentielle de la vie nationale.

En publiant aujourd’hui cet entretien, les Éditions De La Lune ne republient pas seulement une archive. Elles rouvrent une conversation. Elles rappellent qu’un livre peut devenir un point d’appui pour comprendre un pays, ses tensions, ses promesses et ses déplacements.

Cet entretien autour de Les Comores en mouvement témoigne ainsi d’une conviction profonde : les Comores ne sont pas seulement un objet de crise ou de commentaire politique. Elles sont aussi un sujet d’étude, de pensée, de mémoire et d’avenir.

Repères

Livre présenté : Les Comores en mouvement
Auteur : Souef Mohamed El-Amine
Éditeur : Éditions De La Lune
Date de publication du livre : mars 2008
Média : Dounia Web
Émission : Les livres et les hommes
Date de l’entretien : 13 juillet 2008
Propos recueillis par : Djamal M’Sa Ali
Type de document : entretien radiophonique / archive médias

Note de publication

Cet article accompagne la mise en ligne de la transcription de l’entretien accordé par Souef Mohamed El-Amine à Dounia Web autour de son ouvrage Les Comores en mouvement. La transcription est publiée comme document d’archive dans le cadre de la valorisation du catalogue des Éditions De La Lune.

Source : Dounia Web, émission Les livres et les hommes, 13 juillet 2008.
Propos recueillis par : Djamal M’Sa Ali.
Livre présenté : Les Comores en mouvement, Souef Mohamed El-Amine, Éditions De La Lune, mars 2008.

Lire la transcription de l’entretien

La transcription complète de l’entretien est disponible ci-dessous.

Les Comores en mouvement

Livre lié

Les Comores en mouvement

Souef Mohamed El-Amine

Éditions De La Lune — mars 2008