par Abdoulatuf Bacar
Après la colonisation, les intellectuels africains ont investi le champ littéraire avec un objectif : mettre en récit l’expérience de la colonisation et de l’État importé. En s’intéressant au roman postcolonial comorien, cet essai propose des éléments de réponse : en transfigurant l’Histoire par la fiction, les romanciers adoptent une stratégie qui consiste à vulgariser la mémoire collective confinée dans les bibliothèques et l’oralité. Abdoulatuf Bacar analyse les démarches des écrivains Toihiri et Aboubacar qui éveillent la mémoire de l’Histoire par l’imaginaire.