par Alassane Ndiaye
Lettre posthume ! J’ai beaucoup de choses à dire ! C’est pourquoi j’écris. Mes mots ont beaucoup à pleuvoir des larmes que je ne souhaiterais point voir. Tu n’appartiens plus, ni au temps, ni à l’espace. Ta vie vit dans le vide d’une présence pesante. Le feu nonchalant de tes âges éphémères a fini par s’éteindre. Laisse-moi entretenir la chaleur des cendres pour vivifier le souvenir. On peut me démettre de tout, sauf de ma liberté de souffrir ; on peut bander mes yeux avec un sparadrap de la haine et du mépris, mais jamais on n’embrigadera ma liberté de prospecter jusque dans le noir des cœurs hypocrites.