Description
– Tu vas très bientôt connaître un grand bonheur, mais celui-ci sera accompagné d’une perte douloureuse. Si tu le veux, je peux essayer de conjurer le mauvais sort.
– Quel sera ce grand bonheur ? demanda Stéphane amusé et curieux.
– Les esprits ne le disent pas, mais il va bouleverser ta vie. Si tu m’offres une chèvre, je peux conjurer le mauvais sort.
– Désolé mon ami, mais je n’ai pas de chèvre avec moi. Ce n’est pas très grave. Je te remercie.
– Comme tu veux, répondit l’oracle. Tu auras une très longue vie, un long rêve éveillé…
– Du moment que ce n’est pas un cauchemar, répondit Stéphane en riant.
– Non, non… Pas un cauchemar, juste un long rêve éveillé…
Après «Ballades Asiatiques», Sylvain HARIGA, homme de voyages et de découvertes, nous entraîne, dans ce second roman, au coeur de l’Afrique pour une histoire d’amour qui s’affranchit du temps.
Extrait du livre :
Il devait être six heures du matin… Mais pourquoi fallait-il que, chaque jour, une infirmière les réveille si tôt ? Dans dix minutes, comme chaque matin, elle repasserait et elle noterait sur un diagramme sa température qui ne variait pratiquement jamais, trente-sept virgule sept degrés Celsius. Il faudrait ensuite attendre sept heures pour que les aides-soignantes lui apportent l’ignoble breuvage noir qu’elles osaient appeler du café, accompagné de deux biscottes, d’une portion de beurre et d’un peu de confiture. Le dimanche, les biscottes étaient remplacées par un croissant, qui avait sans doute été préparé la veille. Mais était-ce vraiment le dimanche ? En réalité, Stéphane avait perdu la notion du temps. Seuls les croissants lui rappelaient que les jours n’étaient pas tous identiques. Pourquoi ne pouvait-il pas rentrer chez lui ? Personne ne lui donnait de réponse satisfaisante. Il sentait, au plus profond de lui-même, qu’il était vain d’insister.
Il avait également demandé à pouvoir occuper une chambre seul. C’était plus par dignité qu’autre chose car il appréciait, sans vouloir se l’avouer, son voisin de chambre. Mais tout de même… Pourquoi ne pas lui permettre de disposer d’une chambre particulière ?
– Nous allons voir, lui répétaient inlassablement les hommes en blanc. Tout est très chargé actuellement.

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