Le prix de la corruption
Entre lois votées et institutions fragiles, une enquête sur ce que la corruption révèle de l'État aux Comores — et sur les chemins, encore possibles, d'une gouvernance de la responsabilité. À paraître le 1er septembre 2026.
Depuis 2008, l'Union des Comores a multiplié les textes et les institutions censés endiguer la corruption : lois sur la transparence publique, chambre anticorruption au sein de la Cour suprême, dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Pourtant, près de vingt ans plus tard, la corruption demeure perçue comme l'un des principaux obstacles à la consolidation de l'État de droit. Le prix de la corruption part de ce paradoxe : pourquoi les textes existent-ils sans toujours produire les effets attendus ? Quel rôle jouent la justice, les organes de contrôle, les médias, les lanceurs d'alerte et la société civile dans cet écart persistant entre la loi et son application ?
Ancien député, ancien président de la commission des lois de l'Assemblée de l'Union des Comores et formé à l'Université Senghor à la prévention de la corruption, Mohamed Mourchidi écrit depuis l'intérieur des institutions qu'il interroge. Son enquête croise analyse documentaire et entretiens avec des magistrats, avocats, journalistes et acteurs de la société civile, avec une attention particulière portée au programme de citoyenneté économique, étudié ici comme un cas révélateur des tensions entre souveraineté, finances publiques et responsabilité politique.
Sans se limiter à la dénonciation, l'ouvrage cherche à comprendre les mécanismes qui rendent la corruption possible — et les conditions d'une véritable culture de redevabilité. Essai de la collection Polix, à paraître le 1er septembre 2026.
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